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Publié par Farida Bemba Nabourema

Obseques d'Omar Bongo en 2009
Obseques d'Omar Bongo en 2009

Dans de nombreuses sociétés africaines, le désir d’un mourant est de rejoindre ses ancêtres sur sa terre natale entouré des siens. Les personnes âgées vues comme des sages demandent souvent à retourner dans leur pays ou village pour y mourir quand ils sentent la fin approcher.

Cela est tout le contraire des chefs d’états africains véreux et souvent mal élus. Ceux-ci quittent leur terre natale pour aller mourir en occident. Bien que ce choix soit motivé par le manque d’infrastructures sanitaires dans leur pays, chose qui est souvent une conséquence de leur mauvaise gouvernance, j’y vois un symbole beaucoup plus frappant. Pour moi, les dirigeants qui se comportent ainsi prouvent au monde qu’ils sont plus attachés à l’occident, c’est-à-dire leurs maitres de la métropole qu’à leur peuple.

A l’exception de quelques rares comme le président John Atta Mills du Ghana, la plus part des dirigeants africains morts au pouvoir ces dernières années sont décédés en occident ou durant leur évacuation vers l’occident comme c’est le cas d’Eyadema Gnassingbé qui serait mort durant son évacuation vers l'Israël en 2005.

Dans la liste des présidents qui fuient les mauvais hôpitaux de leurs pays pour aller mourir chez les autres, on peut compter Omar Bongo décédé en Espagne 2009, le président de la Guinée Bissau Malam Bacai Sanha décédé en France en 2013 et tout récemment, c’est Michael Sata de la Zambie qui est décédé à Londres en Angleterre pour ne citer que ceux-ci.

Les dirigeants égoïstes et cyniques refusent d’améliorer les services de santé dans leurs pays et vont chercher les soins chez les autres. Ceci est vraiment dommage et africainement parlant, c’est vraiment honteux que l’on choisisse d’aller mourir à l’étranger après avoir détruit son chez.

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