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Publié par Farida Bemba Nabourema

Les EDIL, Ecoles d'Initiatives Locales sont des écoles crées par les populations dans les communautés rurales. Ces écoles qui ne sont pas régularisées ne beneficient d'aucun soutien gouvernemental et sont construites entièrement avec les ressources des populations locales. Dans certaines communautés, les enseignants de l'école primaire n'ont même pas le niveau BEPC mais ils acceptent d'administratrer des cours en obtenant pour salaire des denrées alimentaires des parents d'él...èves ou quelques jours de traveaux champêtres de leurs élèves.

Les EDIL ont vu le jour quand le budget de l'éducation du Togo a été réduit à l'extrême sous les ajustements structuraux et l'allocation budgétaire excessive à l'armée vers le debut des 90. Les EDIl sont passées de 409 en 1994, à 1079 en 2002 et à près de 2000 en 2015. Elles représentent aujourd'hui presque le tier des écoles du 1er degré.
Dans ces écoles, le manque d'infrastructures élémentaires est crucial et les conditions d'etudes sont d'une extrême précarité.
Le gouvernement togolais avait pris l'engagement lors de la campagne présidentielle de Faure Gnassingbé en 2010 de régulariser les EDIL en fournissant personnels et matériels à ces écoles construites par des villageois désireux de voir leurs enfants scolarisés.
Depuis la prise de cet engagement , l'état togolais a régularisé moins de 150 EDIL soit moins de 10%. Faure Gnassingbé sans aucune gêne avouera lors de sa visite en Allemagne en Juin dernier qu'au Togo, nombreuses sont les écoles dans lesquelles il n'y a pas de tables bancs. Toutefois, la solution de ce dernier est tout aussi cynique que son aveu. Faure Gnassingbé propose de faire appel au PNUD qui selon lui fournira les moyens à l'état pour construire des écoles. Quand on voit cependant la gabegie généralisée au sein de ce gouvernment dont les ministres s'offrent des châteaux en France et le president des Maybach à 2 milliards de francs, l'on peut conclure que le regime au pouvoir n'a que faire des besoins du peuple togolais

Ce ne sont pas les ressources qui manquent aux dirigeants togolais mais la volonté politique.