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Publié par Farida Bemba Nabourema

Aucun médecin ne garantit à son patient une guérison à 100%. Le rôle du médecin est de diagnostiquer la maladie, de soulever si possible ses causes et manifestations et de suggérer les traitements qui pourraient soulager ou guérir le patient. Ses suggestions ne garantissent ni la cure, ni l’impossibilité de retour du mal : la rechute. Au malade du cancer, les médecins expliquent que son état d’âme joue un énorme rôle sur sa santé. Raison pour laquelle l’on suggère aussi bien au patient qu’à ses proches, de se faire aider par des psychologues car la dépression peut dégrader son immunité qui est déjà trop affaiblie par la maladie. 
En outre, le patient peut suivre à la lettre les recommandations du médecin et succomber toujours à la maladie. Néanmoins, la guérison, quant à elle, passe absolument par la volonté de guérir en prenant d’abord conscience de sa maladie, en suivant les conseils de son médecin et en la combattant avec la dernière vigueur. Ce n’est pas parce que l’on n’est pas sûr de guérir, que l’on devrait refuser un traitement car « qui ne tente rien, n’a rien » comme on le dit dans le jargon africain. Quand on veut vivre ou survivre, la première chose à faire est de chasser le fatalisme et le pessimisme de son esprit. Pour guérir, la victime du cancer doit croire en sa guérison et il en est de même pour l’opprimé. Pour être libre, il faut avant tout croire en sa liberté et ensuite combattre son oppression. 
La nature, contrairement à ce qu’on pense généralement, n’est pas injuste. Ce que la nature ne tolère pas, c’est la « paresse » de certaines espèces animales comme végétales qui ne font pas usage des atouts qu’elle leur a offerts pour subsister. La nature a doté l’Afrique d’innombrables ressources qui peuvent lui permettre de vivre indépendamment des autres et de jouir entièrement de sa liberté et de sa souveraineté. Mais l’Afrique n’y arrive pas parce que ses enfants ont accepté que d’autres peuples (qui eux savent faire usage de la ruse que la nature leur a offerte) l’exploitent, la dominent et l’oppriment. Que les Africains ne viennent donc pas dire que c’est la nature qui est injuste car la nature n’a demandé à aucun Africain d’accepter d’être l’esclave des autres. Si nous, les Africains, refusons de prendre des mesures adéquates pour nous protéger contre les « prédateurs », nous continuerons à être « dévorés » par ceux-ci et un jour, de la nature, nous disparaîtrons.

 

Chez l’espèce humaine, l’oppression est l’arme des prédateurs.

Farida Bemba Nabourema

 

Extrait de l'avant-propos de La Pression de l'Oppression.