" />

Publié par Farida Nabourema

 

 

incendie_2013.jpgLe malheur qui vient de frapper le Togo est très déplorable.  A Kara le 10 janvier et à Lomé ce 12 Janvier 2013,  les grands marches de Lomé et de Kara partirent en fumée sous le regard impuissant des sapeurs-pompiers togolais mal équipés et incapables de maitriser l’incendie. A Lomé, ce samedi, ce fut les sapeurs-pompiers du Ghana voisin qui furent à même de venir à bout des flammes  après plus de 3heures de bataille acharnée.  Les pertes sont lourdes pour les commerçants qui pour la plus part sont des femmes.  Pour certains, ce sont des années d’économie et des prêts auprès des micros finances et banques pour accroitre leur capital qui viennent de tomber à l’eau.

 La cessation des activités commerciales dans les grands marchés de Lomé et de Kara auront d’immenses impacts  sur toute l’économie du Togo et 2013 s’annonce déjà très mal.  Ils sont légions ces togolais qui dépendent du commerce de leur mères, sœurs, tantes et épouses surtout en ces temps de chômage excessif et de cherté de   la vie. Le grand marche de Lomé quant à lui est une plateforme économique sous régionale et cette catastrophe aura un effet boomerang sur d’autres activités commerciales inter-régionales. 

Par ailleurs, les prix de certains produits risquent de flamber de façon scandaleuse du faite du taux élevé de perte de stock  et de la réduction des revendeuses et donc du marché de l’offre.  En outre, les autres secteurs d’activités liés au commerce tel que le transport prendront également un coup  car tous ces centaines de commerçants qui ont tout perdu ne se déplaceront plus quotidiennement au grand marché de Lomé pour vaquer à leurs activités.  La misère semble être la chose  qui s’engraisserait le plus cette année au Togo, si des mesures ne sont pas prises pour assister financièrement, matériellement et logistiquement les victimes de cet incendie.

 

 

Lome-en-feu-copie-1.jpg

Quelques actions à mener pour alléger la souffrance des victimes à court et à moyen terme.

1-      Créer un comité de gestion de cette crise dans les deux régions à savoir Kara et Lomé et établir au plus vite la liste des victimes incluant des détails concernant   leurs type de commerce, l’estimation monétaire de leurs propriétés et marchandises.

2-      Evaluer les pertes.

3-      Verser des aides financières mensuelles aux victimes les plus démunies, proportionnelles à leurs charges familiales   afin de leurs permettre de joindre les deux bouts.

4-      Offrir un pourcentage du capital perdu aux victimes afin de leur permettre de se relancer dans leurs activités commerciales.

5-      Réinstaller les commerçants dans d’autres marchés comme de celui de Hédzranawoé  par exemple dans le cas de Lomé et dispenser les victimes de taxes et de loyers pendant quelques mois.

6-      S’assurer que les frais de scolarité des enfants mineurs des victimes les moins nantis soient pris en charge pour le reste de l’année par la municipalité ou l’autorité responsable des marchés en question afin d’éviter que l’éducation de pauvres enfants de soit spoliée par faute de moyens financiers et matériels.  

7-      Obtenir auprès des institutions financières telles que les banques et les micro-finances un déferrement de payement sur quelques années afin de laisser le temps aux victimes de pouvoir se ressourcer psychologiquement et financièrement   pour  rembourser leurs dettes.

8-      Engager des procédures judiciaires visant à payer des réparations aux victimes de l’incendie.

 

 

Le gouvernement togolais qui a encore une fois exaspére les populations de par son incompétence notoire et son incapacité à gérer des crises, a le devoir de venir en aide aux victimes de ces catastrophes qui ont plongé le peuple togolais dans la tristesse et le desarrroi en cette veille du 50eme anniversaire de l’assassinat du président Feu Sylvanus Olympio .

 

 

 

 

link