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Publié par Farida Nabourema

En cette journée du 08 Mars, journée de la femme, j’ai une pensée positive pour toutes les femmes souffrant des troubles mentaux abandonnées par leurs familles en Afrique qui se nourrissent dans les poubelles, se font violer, engrosser, tuer et dont leurs organes sont enlevés par les criminels ritualistes dans le silence absolu des individualistes et des égoïstes que nous sommes devenus.

Il y a des femmes qui après l’accouchement développent la dépression post-partum qui se degenere des fois en troubles mentaux  quand les soins font défaut au patient. Mais en bons africains superstitieux que nous sommes, on les accuse d’avoir volé le bébé des entrailles de leur coépouse ou de leur voisine ou d’avoir volé le mari de leur copine.

Aussi, j’ai également une pensée positive pour toutes ces vieilles dames africaines qui après avoir sacrifié leur enfance et jeunesse à servir leur communauté, des individus ingrats les remercie par la haine et le rejet en les accusant de sorcellerie au moment même où elles ont le plus besoin de leur soutien. Elles sont des milliers à avoir été et à être lynchées chaque année et ceci aussi dans le silence indifférent des  cyniques que nous sommes devenus.

Si la journée du 08 Mars est pour les uns, l’occasion de célébrer la femme, de se mettre sur leur 31 et festoyer d’autant plus que c’est un Samedi, c’est une journée qui me trouble dans l’esprit et dans la chair quand je sais que la gente féminine n’est souvent pas solidaire et que la plus part des maux de la femme commencent par une femme. Dans les foyers, ce sont les femmes qui maltraitent le plus les filles domestiques, ce sont elles qui rendent la vie impossible à leurs belles-sœurs ou à leurs belles-filles, ce sont elles qui accusent leurs tantes et/ou grand-mères de sorcellerie, ce sont elles qui excisent leur petites filles, ce sont elles qui planifient les mariages forcés, ce sont elles qui coordonnent les trafics d’enfants, ce sont elles qui facilitent et placent des filles dans la prostitution, ce sont elles qui agressent d’autres femmes qu’elles accusent de vouloir voler leur mari au lieu de s’en prendre à l’adultérin lui-même , ce sont elles qui apprennent la soumission à leurs filles au point d’exiger qu’elles demeurent dans un foyer violent pour ne pas être la risée de leurs amies etc etc.

Oui la femme est amour et douceur mais elle aussi haine et aigreur. Des millions de femmes souffriraient moins dans la société si des millions d’autres aimaient plus leur genre et vénérait moins le genre opposé. Je ne suis pas fière d’être une femme mais si je devrais renaitre et choisir un genre, je choisirai encore et encore le genre féminin parce que je sais qu’il me donne plus de pouvoir et plus de responsabilité que le genre opposé.

Certes il faut féliciter ces femmes   qui se sacrifient pour d’autres mais au même moment il faudrait remettre en cause celles- là qui elles sacrifient les autres.

Mon activisme s’inscrit dans la critique constructive et non dans les dorlotes frivoles.

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