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Publié par Farida Nabourema

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Il y a un an, le 12 Janvier 2013 à cette heure de la nuit brulait le grand marché de Lomé. Cette catastrophe a bouleversé toute la vie socio-politique et économique du Togo.  L’incendie du grand marché de Lomé  était un acte criminel commit par le régime en place pour affaiblir les femmes togolaises économiquement et psychologiquement afin de mettre fin à leur révolution politique. Depuis, de nombreux leaders de l’opposition ont été arrêtés, torturés, privés de leur liberté et dans le cas de Yakanou Etienne de leur vie par le régime oppressif  de Faure Gnassingbé. Des milliers de togolais ont perdu leur source de revenue quand le plus grand marché du pays a pris feu  et à ce jour de nombreuses personnes ne se sont pas encore remises de cette perte.


Mais un an après, mes craintes et mon désarroi sont demeurés les mêmes. Quand ce marche brulait, il eut fallu l’intervention des pompiers du Ghana  pour contenir l’incendie  car ce Togo qui dispose d’assez de  ressources pour acheter des vedettes navales à 13 milliards n’a pourtant pas les moyens de s’offrir ne serait-ce qu’une seule unité de prévention des et de réponses aux urgences capable de prévenir les catastrophes. Paniquée je suis quand j’imagine ce qui arriverait si un incendie se produisait dans un hôpital ou dans une école. Qu’adviendrait-il si un tremblement de terre ou un tsunami se produisait au Togo ? Des questions dont les réponses font peur et que nous préférons ne pas poser car il est plus facile de se dire que cela n’arrive qu’aux autres et de ne jamais faire l’effort de prendre les mesures qu’il faut pour se protéger.


Les incendies du grand marché ont renforcé mes convictions politiques et mon désir de voir le Togo débarrassé de ce régime irresponsable, paresseux, égoïste et cynique qui met la vie de millions de personnes en danger du fait de son insouciance et de son inconscience. J’ai trouvé une raison de plus, et peut être la plus valable jusque lors de me battre pour avoir le droit de travailler pour le confort, la sécurité, le bien-être, la liberté et le bonheur de ces millions de citoyens de Togolais qui n’auront jamais le moyens de se faire évacuer en France, pour une  appendicite ou qui ne pourrons jamais s’offrir le luxe de se rendre à un concert d’opéra en Italie.   Ces millions de Togolais pour qui travailler et être suffisamment rémunéré pour manger trois fois par jour, pouvoir s’acheter du paracétamol, de la nivaquine et les fournitures scolaires est le plus beau rêve qu’ils puissent se permettre.


L’an dernier, il y avait 50 ans que le cauchemar du Togo a commencé avec l’assassinat de Sylvanus Olympio le 13 Janvier 1963. A ce jour, 51 ans plus tard, le soleil ne se lève toujours pas et « la nuit est longue ». Ce qu’il faudrait que les Togolais qui attendent que « le jour  vienne » comprennent, est que chacun de nous est un rayon de soleil et si les 6 millions que nous sommes, mettons nos rayons ensemble, notre soleil brillera et  le jour  viendra.

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