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Publié par Farida Nabourema

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Le président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) est la vedette  du régime RPT-UNIR cette semaine. En début de semaine, il fut convoqué à la gendarmerie nationale du Togo pour « affaire ne le concernant pas » ;  les grands incendies du 10 et 12 Janvier qui ont décimé respectivement les grands marchés du Kara et de Lomé. Le jour suivant la destruction du grand marché de Lomé c’est-à-dire le Dimanche  13 Janvier 2013, date commémorative  du 60eme anniversaire du seul président jamais  démocratiquement élu du peuple togolais, Faure Gnassingbé et ses sbires avaient déjà trouvé avant même que les enquêtes ne commencent et que les dégâts ne soient évalués, les « responsables » de ces crimes. Il s’agirait donc de l’opposition ou plus précisément des leaders du Collectif Sauvons le Togo  (CST).

 

Depuis le 13 Janvier, ont donc commencé les convocations, les arrestations, les perquisitions, les enlèvements et autres activités sportives accompagnatrices  auquelles les despotes du RPT-UNIR aiment s’adonner. Et cette semaine, enfin, le régime décide après s’être tourné et retourné, de s’attaquer au plus gros gibier : Jean Pierre Fabre.  Depuis le début de cette histoire, l'on peut devnir que la cible principale était Jean Pierre Fabre. Ces incendies mystérieux sur lesquels beaucoup d’encres ont coulés certifiant  l’implication directe du régime au pouvoir furent bien entendu une ouvre destinée a  (1) déstabiliser l’opposition togolaise,  (2) ébranler les mouvements socio-politiques qui naissent autour du CST, (3) affaiblir et décrédibiliser les leaders de l’opposition et trouver une base juridico-légale pour leur empêcher de se présenter aux futures élections législatives dont l’issu déterminera la tournure des élections présidentielles de 2015. 

 

Durant les deux derniers mois, le régime tournait autour du pot avec ses nombreux dans ses films d’actions comiques. Des « aveux » de faux commanditaires sénégalais qui auraient participé à des réunions nocturnes au siège de l’ANC en compagnie de Patrick Lawson, Eric Dupuy et d’autres leaders du parti a des dates et heures ou ces derniers se trouvaient en public en d’autres lieux,   aux découvertes de tessons de bouteilles dans l’enceinte du siège de l’ANC , l’arrestation de Jean Eklou, président de la JANC , pour démobiliser les jeunes, la capture d’Apollinaire Athiley  garde du corps de Jean Pierre Fabre pour vulnérabiliser et inquiéter ce dernier,  le régime RPT-UNIR –UFC cherchait les voies et moyens appropriés pour inculper et incarcérer Fabre, le véritable président élu du peuple togolais,  sans que la foudre de ses électeurs, sympathisants et amis ne lui tombe dessus.

 

Le RPT –UNIR-UFC  voit en Jean Pierre Fabre un ennemi fatal. Ce monsieur qui a déstabilisé leur plan de 2010 qui devrait ne pas voir l’UFC (ancien parti de Fabre) ne pas prendre part aux élections présidentielles de 2010 grâce aux complots avec Gilchrist Olympio. Ce fameux Fabre qui ensuite souleva la masse contre le régime au pouvoir pour contester les fraudes électorales cette même année et contourna les machinations du RPT-UFC pour créer un nouveau parti politique qui acquit une popularité incontestable et immédiate. Ce monsieur dont la barricade de sa maison et les tirs de gaz lacrymogène dans sa demeure n’ont guère fragiliser sa détermination a poursuivre ses marches hebdomadaires rassemblant des milliers de togolais déterminés a en finir avec la dictature est à écarter.

 

Jean Pierre Fabre à la tête de l’ANC  a réalisé  dix fois plus en deux ans, ce que Gilchrist Olympio fut capable de faire en 20 ans à la tête de l’UFC. Et à ce rythme, ce monsieur est capable en 5 ans ou moins, de venir à bout du régime gnassional, chose que ses prédécesseurs qui a un temps furent populaires n’ont  pas réussi à faire en 50 ans. Avec la montée du CST dont la majorité des militants sont de L’ANC, la montée des mouvements féministes dont le leader est encore une femme de l’ANC ; Isabelle Améganvi  qui a attiré en 24 heures une attention planétaire  sur la situation socio-politique togolaise, Fabre est un porte-malheur pour le régime RPT-UNIR et son allié UFC.  Pour éviter tout-soupçons, et pour jauger les réactions du peuple, on arrête les leaders d’autres partis politiques composant le CST, on arrête quelques autres leaders subalternes de l’ANC, on toise ensuite d’autre co-leaders de l’ANC sans pour autant les incriminer, tout ceci pour distraire, embrouiller, inquiéter et calculer les réactions du peuple.

 

Enfin de compte, sachant que leur culot n’est pas aussi infini que l’univers et étant conscient de ce qui adviendrait d’eux  s’ils commettent l’erreur d’envoyer le Moise des Togolais au bagne, ils se contenteront de cette inculpation pour ainsi comme c’est déjà stipulé par leur juge, contrôler chacun de des mouvements de Fabre, lui empêcher de se déplacer a l’intérieur du pays pour battre campagne lors des élections législatives  ainsi que d’en sortir pour renforcer ses alliances et enfin polluer son casier judiciaire afin qu’ il ne puisse pas se présenter lui-même aux prochaines élections en vue.

 

Ce qui est dommage dans tout ceci est l’ignorance de l’histoire par Faure Gnassingbé et de ses acolytes.  Ces derniers oublient malheureusement que l’incarcération de Nelson Mandela  n’a pas empêché au vaillant peuple sud-africain de venir à bout de l’Apartheid malgré tout  le soutien financier, militaire et logistique dont a bénéficié les Boers pour opprimer les sud-africains. Et donc, que Jean Pierre Fabre soit inculpé ou incarcéré, les Togolais ne résilieront jamais leur combat contre le RPT-UNIR et leurs forces du mal. Ils auront beau aboyer, la caravane passera.