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Publié par Farida Nabourema

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Au soir de l’année 2010, j’étais tres déçue par la situation politique de l' Afrique.  Des élections législatives frauduleuses en Egypte qui ont bénéficié d’un silence radio de la part des puissances étrangères,  des mascarades électorales burkinabé  qui ne furent même pas mentionnées par nos professeurs d’initiation a la démocratie (ONU, France, Etats-Unis) ; des élections floues organisées en Cote d’Ivoire dans le but de pérenniser la misère des ivoiriens, trop de choses se sont passées la fin de l’année 2010 et je perdais espoir. J’avais même commencé à rédiger un article intitulé « l’’Afrique est recolonisable » mais n’eu jamais le courage de le terminer car c’était tres douloureux d’admettre que l’Afrique dépendait encore autant de l’occident, au point que les puissances occidentales aient le pouvoir de nous imposer au vu et au su de tous, les dirigeants oui-oui. Je me disais que si seuls les occidentaux pouvaient autant nous faire transpirer, c’est qu’ils sont capable de réorganiser une conférence de Berlin pour se repartager le gâteau africain. J’imaginais un scenario comme suit :

 « Hey chers africains ! 50 ans après  les indépendances dépendantes que nous vous avions octroyées,  vous n’aviez pas été en mesure de construire vos pays mais en aviez fait des foyers de guerre. Pour promouvoir la paix dans le monde, nous avons décidé de vous placez sous la tutelle de l’ONU ! »

 

Et pendant que des traitres et les mercenaires se promèneront de villages en village laver le cerveau des africains en leur faisant croire qu’il vaut mieux être redevenir une colonie que de continuer à subir les humiliations des régimes actuels, la diaspora pour toute réponse enverra des doléances à Sarkozy et Obama pour les prier de reconsidérer leurs décisions et nous accorder une dernière chance. Grrrrr

Ce cauchemar me hantait  et m’irritait tellement  que quand les frères et sœurs activistes m’envoyaient des pétitions a signer par ci et la pour demander a Barack Obama de faire ci ou a Hillary Clinton de faire ca, je brulais de rage et ne voulais même plus lire mes courriers électroniques. Et bien que ces actions soient menées par des personnes de bonne volonté qui ne veulent que le bien de l’Afrique, j’étais morte de rage. Enragée que l’on continue à cirer les bottes des parlementaires français et américains, a voir en Barack Obama un messie qui viendra délivrer l’Afrique ou en Nicolas Sarkozy un facho-raciste sur qui l’on doit mettre la pression pour le conduire à libérer l’Afrique. Pourquoi ? Pourquoi sommes-nous incapables de démocratiser nos pays sans avoir à obtenir la permission de la maison blanche ou de l’Elysee ? Pourquoi n’avions-nous toujours pas compris que ce n’étaient pas les Allemands qui  avaient organisé la révolution française mais les français eux-mêmes, ce n’étaient pas les russes qui avaient mis fin a la domination japonaise en Chine,  ce n’étaient pas les africains encore moins les occidentaux qui avaient fait tomber le régime du Shah d’Iran mais les peuples chinois et iraniens eux même ? Quand est ce que les politiques africains cesserontt de courtiser les dirigeants occidentaux pour un brin de pouvoir et quand est ce que la diaspora africaine et la classe lettrée arrêtera de sensibiliser les français ou les américains sur la politique étrangère malsaine de leurs dirigeants et se concentrera  plutôt sur l’éducation et l’organisation des peuples africains eux-mêmes afin que ces derniers puissent se libérer et non se faire liberer par ceux qui nous detiennent prisoniers ? J’étais incapable de trouver des réponses a mes questions et n’avait pas imaginée une seule seconde que dans  un futur très proche  une révolution digne de ce nom aura lieu sur le continent africain.

 

 

Tunisie merci !

Le plus beau cadeau de 2011 fut la chute de Ben Ali en Tunisie. Les tunisiens m’ont redonnée espoir. Ils ont démontré que chaque peuple peut se libérer  s’il le désire et voir les tunisiens mettre fin a de longues années de dictature,  d’oppression, d’exploitation et a d’hypocrisie occidentale m’a rassérénèrent. Quelle ne fut pas ma joie de noter l’embarras diplomatique français. Alliot Marie qui s’est faite toute petite derrière son petit Sarkozy et qui jusque la n’a pas eu la décence de présenter des excuses au peuple tunisien. Quelles excuses ! Que je rêve ! Cette France prétentieuse aux dirigeants hautains présenter des excuses ou reconnaitre ses  tords ? Oui le maitre a toujours raison, il a juste manqué de prendre « les justes mesures » comme  le déclarait le lundi dernier Nicolas Sarkozy. Justes mesures qui auraient du être le déploiement massifs des troupes françaises pour protéger Ben Ali comme ce fut le cas au Togo, au Congo pour maintenir Eyadema et Mobutu au pouvoir.

La tournure rapide qu’a prise la révolution tunisienne  a surpris tout le monde y compris les leaders de l’opposition tunisienne et l’occident en fut totalement déroutée.  Barack Obama a le mardi dernier lors du discours sur l’état de l’union attesté son soutient au peuple tunisien et a tous les  peuples désireux de briser les chaines de l’oppression et d’embrasser un système démocratique.  Tic Tic Tic. C’est facile de prétendre soutenir les révolutionnaires quand ce n’est pas son champ  qui brule.

 

 

C’est le tour de l’Egypte !

Alliot Marie et Sarkozy,  vous êtes démis de vos fonctions de professeurs d’initiation à la démocratie en Afrique. Mr Obama et Mme Clinton  vous succèderont.

Les Egyptiens ont décidé d’emprunter le chemin révolutionnaire tunisien en protestant massivement contre le régime de d’Hosni Moubarak. Résolus à aller jusqu’au bout pour achever le mandat militaro-dictatorial de Moubarak, les Egyptiens causent des insomnies aux locataires de la maison blanche.  L’Egypte est le pays qui reçoit la plus grande partie de l’aide militaire et économique américaine en Afrique. Moubarak qui lui-même a reçu sa formation militaire aux USA a toujours été dans les bonnes grâces des dirigeants américains.  Et tout le monde sait bien sur que l’Egypte n’est pas un pays démocratique, que Moubarak est un dictateur qu’il est maintenu au pouvoir par les Etats-Unis. Mais voici Barack Obama, le nouveau professeur d’initiation à la démocratie en Afrique qui a fait ses preuves en Cote d’Ivoire et  qui apprécie le progrès des « mauvais élèves » tunisiens  coincé entre le marteau et l’enclume.  Que faire ?

Barack Obama en soulevant le cas de l’Egypte hier a omis les mots « démocratie »  et « révolutions » dans son discours.  Il a plutôt parlé de « reformes économiques et politiques » pour stabiliser l’Egypte. Il propose à Moubarak de s’ouvrir un peu plus à l’opposition et de reformer son système gouvernemental.  Au nom de la paix et de la stabilité, et non pas de la « démocratie » cette fois ci, la maison blanche invite les égyptiens à se calmer et demande gentiment au régime d’être plus généreux.

 

Les USA se sont prononcés en faveur de la démocratie sur le cas tunisien parce qu’il s’agissait du poulailler de la France et ils pouvaient bien déféquer la dans en clamant haut et fort la démocratie pour la Tunisie pendant que Sarkozy chuchotait timidement et honteusement qu’il a manqué de prendre la juste mesure.  Mais comme le disent les américains eux-mêmes,  «Karma is a bicth ». A présent, Mr Obama est tout aussi embarrassé que son collègue Sarkozy car la politique étrangère sournoise et injuste de son pays se retourne contre lui. Pourquoi  les USA n’ont-ils pas administré leur cours de démocratie à Hosni Moubarak durant les 30 dernières années et ont a présent peur de la révolution égyptienne ? Qui fournit les armes et de l’aide militaire au despote égyptien ? Et ou se trouvent les deux cousins Ban Ki Moon et Jean Ping pour exiger le départ de Moubarak afin d’assurer la démocratisation de L’Egypte ? Oh j’oubliais.  L’Egypte n’est pas en Afrique sub-saharienne et ce n’est qu’avec les negres que l’on peut se permettre certaines largesses.

 

 

La Cote d’Ivoire et le Gabon

J’ai  dénoncé comme beaucoup d’autre  la politique du deux poids deux mesures durant la période postélectorale ivoirienne. Quand Sarkozy s’était bien   culotté en Décembre dernier  pour donner des ultimatums a Laurent Gbagbo et exiger son abandon du pouvoir, je me suis demandée ou était-il en 2009 quand Ali Bongo se faisait couronner Roi Bongo II de la République Monarchique du Gabon après avoir  non seulement fraudé massivement les élections présidentielles mais aussi en réprimant les populations gabonaises. Quand Obama en bon prince africain s’est permis d’ordonner au chef de l’état de la Cote d’ivoire de quitter le pouvoir parce qu’il aurait selon lui perdu les élections, je me suis demandée s’il avait eu écho des marches hebdomadaires de Jean Pierre Fabre a Lome et des cris de détresse du peuple togolais et surtout ceux de la diaspora togolaise aux Etats-Unis qui avait bravé le froid en Mars 2010 pour scander dans les rues de Washington D.C et devant la maison blanche « Faure Must Go ! ».

 

 

Bon pour me simplifier la vie je suppose que Nicolas était en vacances avec Carla et Barak faisait la sieste. Ceci dit, les mascarades électorales du Gabon et du Togo leur avait échappé. Alors en ce qui concerne  Obama et son collegue Sarkozy, rendez-vous en 2016 pour le Gabon et 2015 le pour Togo mais en attendant, Gbagbo lui doit partir afin que le processus de démoncratisation de l’Afrique ne soit pas  interrompu. Obama surtout ne pas doit pas faillir a sa fonction de nouveau preofesseur d'initiation a la demcratie en Afrique.

 

 

Cependant, comme 2011 s’annonce en année révolutionnaire pour l’Afrique, les gabonais  au lieu d’attendre 2016 ont choisit de suivre les conseils fournis par la maison blanche et l’Elysée a Alassane Ouattara. Si Gbagbo doit partir, Bongo soit aussi partir. L’Egypte est inspirée par la Tunisie et le Gabon par la Cote d’Ivoire.  Le cours d’initiation a la démocratie en Afrique a  je crois été bien retenu par Mr Andre Mba qui  après son séjour de 5 mois en France est rentré former un gouvernement exéco au Gabon.

J’espère que Jean Pierre Fabre a également profité de son séjour a Paris pour bucher soigneusement le cours d’initiation a la démocratie en Afrique que je me fais le plaisir de partager avec vous:

 « Les pays n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts et l’Occident ne prête la démocratie qu’a ceux dont il est sure de pouvoir soutirer le plus grand pourcentage d’intérêts. ».

 

Alors chers compatriotes togolais fabristes , ne manquez pas d’aidez Jean Pierre Fabre a mémoriser le cours d’initiation a la démocratie si ce dernier compte toujours sur une quelconque puissance étrangère pour faire tomber le Rassemblement des Pilleurs du Togo (RPT).

 

Bon weekend a tous. !

 

Farida Nabourema

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