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Publié par Farida Nabourema

 

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Depuis plusieurs semaines, je vois les journalistes togolais se débattre tous seuls contre un gouvernement obscurantiste qui souhaite détruire le socle même de la liberté : celle de la presse. Le Togo n’a jamais connu une presse libre et le métier de journaliste est le plus risqué que l’on puisse choisir dans ce pays.

Au Togo être journaliste est un acte d’héroïsme. Et attention je ne parle pas des griots payés par le régime pour polluer nos oreilles. Mais de ces vaillantes personnes qui mettent leur vie en danger pour nous informer sur les réelles choses qui se déroulent dans notre pays. Ces personnes qui se sacrifient    pour lever le voile sur les mensonges, les malversations, les abus dont sont victimes le peuple Togolais. Beaucoup sont morts, de nombreux autres ont été menacés, incarcérés, torturés et les matraqués sont légions.

 

J’ai souvent entendu les enseignants dire que leur métier est le plus ingrat. Mais j’ai plus tard réalisé qu’être enseignant au Togo est plus rémunérateur qu’être journaliste. Nos journalistes malgré leurs faibles rémunérations subissent des attaques personnelles de tout genre  sans aucune protection et support des personnes mêmes pour lesquelles ils mettent leur vie en danger. Les enseignants eux au moins reçoivent des « merci maitre » aussi bien de leurs élèves que des parents d’éleves mais les journalistes qui nous éduquent souvent plus que « nos maitres » n’ont jamais mérité nos « Merci ». N’empêche, ils continuent de se battre pour nous et continuent de recevoir des couts et menaces pour nous garantir le droit à l’information.

La loi passée par le régime cannibale du Togo conférant des pouvoir déistes a la HAAC  est plus notre affaire que celle des journalistes car c’est nous qui seront abrutis par les griots du RPT-UNIR si nos vrais journalistes et nos vrais medias tombent sous la « hache de la HACC ». Cependant, nous sommes confortablement assis à l’écart et regardons nos « éclaireurs » mener notre combat à notre place.

 

Je souhaiterai adresser un sincère remerciement à tous les vrais journalistes Togolais qui souffrent le martyr pour un Togo libre et démocratique. Ceux sans qui notre combat pour la liberté serait perdu d’avance et ceux grâce à qui je me réveille au Togo chaque matin dans l’esprit. Votre combat est avant tout le mien ainsi que celui de tous les activistes de la démocratie et de la liberté des peuples à s’autodéterminer. Et je m’engage à me battre à vos côtés pour sauvegarder la liberté de penser, de parler, de s’informer : celle de la Presse ! Aussi, je lance un appel à tous les activistes togolais au Togo comme dans la diaspora à se mobiliser pour soutenir nos journalistes en ce tournant décisif de notre combat.

 

Bien à vous,

 

Farida