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Publié par Farida Nabourema

L'union avec les mauvaises graines detruit!!!

L’Union de l’opposition comme élément garant de l’alternance au Togo est selon moi un leurre. Primo, parce que nous avons plus de 100 partis politiques au Togo dont plus du 2/3 furent créés par des proches du régime au pouvoir comme partis satellite bien qu’ils se réclament de l’opposition afin de fragiliser les partis qui s’opposent véritablement au régime. Alors même si une dizaine présente une candidature unique, le RPT-UNIR financera la campagne d’une dizaine d’autres et nous dira toujours que l’opposition n’est pas unie. La coalition n’a pas permis à l’opposition de chasser le régime du pouvoir en 2003 comme en 2005. Et quand nous tombons dans le jeu du RPT-UNIR qui ne gagnera jamais une élection transparente, dire que l’opposition doit s’unir pour gagner est comme si le RPT avait gagné en premier lieu.


Secondo ce n’est pas parce que les moutons se promènent ensemble qu’ils ont le même prix. Il faut que les gens comprennent que nous nous battons pour un Togo libre qui passe par le départ du régime fantoche et sanguinaire qu’est le RPT-UNIR. Le départ du régime n’est pas la fin mais le moyen. Par conséquent, nous devons nous assurer que nous nous battons pour la justice, la liberté et l’état de droit et que les personnes qui se réclament de l’opposition aujourd’hui par la force des choses et qui ont participé au pillage massif de notre pays et au meurtre de milliers de nos compatriotes ne méritent pas de diriger ce pays ni sous le RPT-UNIR ni après le RPT-UNIR. Le faite de ne plus travailler pour UNIR ne les déculpabilisent pas de leurs crimes desquels ils doivent répondre.


Enfin, il y a dans cette « OPPOSOSITION » plusieurs partis à terre qui n’ont plus peur de tomber comme l’UFC, la CDPA et le CPP qui ont participé au gouvernement et dont certains leaders ont trahit le peuple à maintes reprises. Quand Brigitte Adjamagbo-Johnson nous dit que « si Faure Gnassingbé ne veut pas partir en 2015, il faut qu’il négocie » et qu’ « on verra s’il faut lui accorder un mandat supplémentaire », je me demande comment peut-on être sensé et vouloir suivre la CDPA qu’elle préside pour réclamer l’alternance. Former une coalition avec un parti comme la CDPA ou l’un de ces autres partis qui ont par le passé servit le RPT-UNIR est suicidaire car ce sont des gens comme cela qui trahissent les leurs à la dernière minute comme Edem Kodjo l’avait fait à Agboyibor en 93. Souhaitons-nous remplacer la peste par le cholera en mettant au pouvoir des personnes qui ont vendu leur intégrité et qui ont de près comme de loin contribué à la ruine de notre cher pays ? Si votre réponse est OUI, et bien nous ne menons pas le même combat.


L’union fait la force certes, mais l’union avec les mauvaises graines détruit. Mettez un grain de mais pourri dans un bol de mais sain et tout le bol pourrira. Si Brigitte Adjamagbo-Johnson considère une négociation pouvant permettre à un homme qui a fait tuer plusieurs centaines de ses compatriotes pour s’installer au pouvoir, elle ne mérite même pas qu’on la considère comme une opposante et nous ne devons pas laisser ce genre de personnes négocier quoi que ce soit au nom de peuple togolais.


Le problème des élections au Togo se situe au niveau des fraudes massives, des achats de consciences, des intimidations, des arrestations arbitraires et des meurtres par le régime au pouvoir. Et si le peuple veut l’alternance, il va falloir se battre pour empêcher ces pratiques liberticides. Un partage fait par un voleur se fera toujours à l’avantage du voleur et le RPT-UNIR n’organisera jamais une élection transparente qui lui fera perdre le pouvoir. Ne nous voilons pas la face en tournant autour du pot et en tombant dans le piège de ce régime. Même avec dix tours, le RPT-UNIR remportera toujours les mascarades qu’elle organisera elle-même si nous ne trouvons pas de moyens pour contenir la violence dont il fait usage pour se maintenir au pouvoir.

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